Domination, Soumission et Plaisirs

Domination, Soumission et Plaisirs

Maître VS Dominateur

Source : http://www.bdsminfo.org/accueil.php?page=f22habdom

Le Maître et le dominateur sont, en apparence du moins, ceux qui dans une relation BDSM décident de tout. Si à première vue les deux dénominations semblent équivalentes, au point d’être souvent employées l’une pour l’autre, celles-ci désignent des approches très différentes de la relation BDSM. 

Le dominateur, ou son équivalent anglo-saxon top, fait, ne serait-ce que d’un point de vue étymologique, référence à la position supérieure qu’il occupe dans la relation. Il n’y a pas dans l’appellation de Dominateur de connotations ni d’appartenance ni d’enseignement Cette position dominante n’est pas immanente mais est la reconnaissance par la soumise des qualités supérieures du Dominateur. Celui-ci doit être fort, non évidemment au sens physique, mais par son aptitude à percevoir les désirs réels de la soumise, par sa force de caractère et son aptitude à la diriger. Par cette force il se place en protecteur naturel de la soumise et acquiert son respect. Le dominateur est un juste, capable à la fois d’être dur et inflexible, lorsque, la soumise ayant failli à ses devoirs, il est contraint de la punir, mais doux et tendre lorsque la soumise mérite récompense et tendresse. C’est ainsi que le Dominateur gagnera la confiance et l’affection de la soumise. C’est parce qu’il est respectable et respectueux que le Dominateur se positionne en supérieur, nul besoin pour lui, donc, de dégrader et de rabaisser la soumise pour la mettre en position d’infériorité. On est loin de l’image que donnent certains tristes sires, en mal d’existence, portant haut la majuscule sur certains chats abordant les soumises par de méprisants « à genoux chienne » ou autres incongruités, qui ne sont, eux que de pauvres avortons tout juste bons à servir de paillasson à celles qu’ils prétendent dominer. 

Le mot Maître en français a pour origine étymologique le magister latin, celui qui enseigne, le Maître est alors celui qui enseigne et guide l’élève. Les siècles ont rajouté aux pouvoirs du maître la notion de propriété, que ce soit le « maître de maison » ou le « maître des esclaves ». Ainsi en BDSM le Maître est celui qui possède et guide la soumise. Certes comme le Dominateur, dont il possède les qualités, il est en position supérieure, mais son rôle est plus complexe. En acceptant la soumise qui se donne à lui corps et âme il la reçoit comme son bien le plus précieux et ses devoirs vis-à-vis d’elle sont à la hauteur de cet engagement. Encore plus que le Dominateur le Maître doit protection à celle qui en se donnant à lui perd toutes défenses. C’est à lui de veiller sur le bien-être et l’épanouissement de celle qui a abdiqué sa liberté pour le servir et veiller à son plaisir. Mais c’est dans son rôle de guide, de Pygmalion, que le Maître prend toute sa noblesse. Certes c’est au Maître d’enseigner à la soumise l’art de le servir et de lui plaire. Mais son rôle ne se limite pas à cela, c’est à lui de mettre à jour ses désirs les plus inavoués, de l’aider à chasser ses démons, de la guider pour qu’elle devienne une femme fière et épanouie assumant totalement sa nature profonde. Ceux qui s’approchent du BDSM, croyant que le rôle du Maître est de dégrader sa soumise au point d’en faire un gastéropode qui rampe en bavouillant à leurs pieds et qui rêvent de trouver là un « coup facile » à qui ils pourront faire gober tout et surtout n’importe quoi afin de cacher leur médiocrité se fourvoient totalement et auraient meilleur temps de s’acheter une poupée gonflable.


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